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CIMETIERE AMERICAIN

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Le Lorraine American Cemetery  rassemble à St-Avold, en Moselle sur un terrain boisé et vallonné de 45 hectares, les 10.489 tombes des soldats américains morts et disparus au combat dans le nord-est de la France pendant la deuxième guerre mondiale. C'est un concession à perpétuité de la France aux Etats-Unis administrée par l’American Battle Monuments Commission.

Les soins du paysage et l’entretien des bâtiments sont assurés avec une grande exigence par une trentaine de personnes de la région de St-Avold employées à temps plein, jardiniers, mécaniciens, maçon et peintre, aux commandes d’un imposant parc de machines et du matériel ad-hoc abrité in-situ. L'aire de service d’origine devenue exigüe et malaisée, l’ABMC a projeté sa reconstruction à neuf, adaptée à l’évolution du matériel et des conditions de travail de ses employés. La nouvelle localisation de l’équipement est une forêt de pins et de feuillus dans l’enceinte du site mais excentrée par rapport au cimetière. L’ensemble est composé d’une base-vie, d’un hangar à machines et d’une station-service. L’objectif du maître d’ouvrage étant essentiellement pratique et fonctionnel tout autant qu’économique une construction à ossature et bardage métalliques a été retenue.

L’enjeu du projet était donc de réaliser un ensemble de bâtiments industriels en contrepoint des qualités remarquables du site.

Une clairière a été taillée dans la haute et dense futaie à l’écart du cimetière. Les bâtiments neufs aux volumes simples, toiture en faible pente et amples débords, effilés horizontalement et bas, se mettent en contrepoint avec les sinuosités verticales des troncs des pins. La pente douce du terrain absorbe dans sa partie haute le volume saillant du hangar, la boucle de desserte en larges courbes s’y inscrit par un jeu de talutage engazonné. Les bâtiments sont implantés en angle ouvert pour rompre une rigidité orthogonale inappropriée et donner à la composition une fluidité et une aération en rapport avec leur milieu hôte naturel. La peau argentée soyeuse des façades reflètera les couleurs de l’ambiance lumineuse changeante de la clairière tout en affirmant sans concession la vocation d’efficacité des bâtiments.

 

Projet et chantier menés en collaboration avec Jacques Fabbri, architecte du patrimoine.

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