MAISON DE VACANCES K.

Une maison rurale de 1765 : à l’extérieur prisme tout d’un bloc, à l’intérieur vaste volume unitaire contenant un logis de taille modeste sur deux niveaux, le restant occupé par la grange.

Deux ambiances contrastées. Assemblage de petites pièces aux murs épais, baies au linteau cintré bas, moulures peintes, vieilles dalles de grès usées du coquet corps de logis. Ampleur, charpente vénérable, pénombre et profondeur, milieu  flottant de l’espace de la grange : monde d’ombre immobile et hors du temps.

Les garçons grandissant, l’habitation était devenue étriquée.

Le volume habitable ajouté pour eux, petit appartement autonome,  est une prolongation des pièces existantes à l’intérieur du milieu clos de la grange. Aucune coupure intérieure ne distingue l’espace habitable existant de celui de l’extension, la transition par une porte coulissante suivie d’un escalier installé dans une micro chambre à coucher continue les fonctions et les rythmes  de l’un dans l’autre;  seuls la géométrie polygonale, les dimensions et  les coloris intérieurs de la construction créée se démarquent. Les lumières tamisées, presque anachroniques de la grange, ses matériaux bruts et naturels, gros crépis, bois aux écorces empoussiérées semblaient demander une présence mystérieuse, un discret compagnon reposant dans son ombre. Une forme de bois brut finement appareillé, souple, oblique et cambrée a été glissée sur le plancher principal de la grange, prise dans la charpente, flottant entre sol et toiture.